graphique par Mylène Choquette
Le Réseau Précrisa se réjouit de l’annonce des résultats du 7e appel à projets du Réseau Inondations InterSectoriel du Québec (RIISQ), consacré aux cultures du risque au Québec : histoire, savoirs, politiques et pratiques intersectorielles.
Parmi les quatre projets retenus figure Le rapport à l’eau potable au Québec : usages et perspectives croisées, dirigé par Emmanuelle Bouchard-Bastien, professeure à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS).
Ce projet revêt une importance particulière pour Précrisa puisqu’il a émergé des travaux de sa Table sur les menaces émergentes consacrée à l’eau (TME Eau).
Des travaux de la TME Eau à un nouveau projet de recherche
La TME Eau de Précrisa réunit des personnes issues de différents secteurs afin de croiser les expertises et les perspectives autour des menaces émergentes liées à l’eau et de favoriser l’émergence de collaborations et de nouvelles initiatives.
Les échanges menés au sein de cette table ont notamment fait ressortir l’importance de mieux comprendre le rapport des populations à l’eau potable et au risque de pénurie d’eau, un enjeu appelé à prendre une importance croissante dans un contexte de changements climatiques.
Le projet dirigé par Emmanuelle Bouchard-Bastien permettra ainsi de documenter les perceptions du risque de pénurie d’eau au Québec ainsi que l’influence des expériences climatiques passées sur celles-ci. Il contribuera à approfondir les connaissances sur les dimensions sociales et psychosociales du rapport à l’eau et sur la façon dont celles-ci peuvent influencer les comportements et les réponses face aux risques.
Pour Précrisa, le financement de ce projet illustre concrètement la capacité des espaces de mise en réseau et de dialogue intersectoriel à faire émerger de nouvelles questions de recherche et à favoriser le passage des échanges à l’action.
Quatre projets sur les cultures du risque au Québec
Au total, le RIISQ consacrera 800 000 $ à quatre projets de recherche, auxquels s’ajoutent près de 250 000 $ en contributions des partenaires, pour une valeur totale de plus d’un million de dollars.
Outre le projet dirigé par Emmanuelle Bouchard-Bastien, les projets financés porteront sur les arts, les territoires et la résilience aux inondations, sous la direction d’Isabelle Thomas (Université de Montréal), sur les représentations des désastres et les cultures du risque, sous la direction de Gonzalo Lizarralde (Université de Montréal), ainsi que sur la contribution des infrastructures bleues et vertes à la résilience urbaine, sous la direction de Cécile Bulle (UQAM).
Le soutien à la relève occupe par ailleurs une place importante dans cet appel à projets : 480 000 $, soit plus de 60 % du financement accordé par le RIISQ, lui seront consacrés.
Ces quatre projets mobiliseront au total 50 membres, huit universités et 28 partenaires provenant notamment des milieux municipal, gouvernemental, privé et de la société civile.
Précrisa félicite Emmanuelle Bouchard-Bastien et l’ensemble des équipes sélectionnées et se réjouit de suivre les connaissances et collaborations qui émergeront de ces travaux.





