Comment communiquer les risques liés aux changements climatiques sans accentuer le sentiment d’impuissance, l’écoanxiété ou la fatigue climatique?
C’est la question au cœur du rapport Éveiller sans alarmer, mobiliser sans épuiser : repères pour une communication climatique responsable et efficace en contexte québécois, publié par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).
Cette publication retient particulièrement notre attention puisque ses deux auteurs, Maxime Boivin et Vincent Gosselin Boucher, sont membres du Réseau Précrisa.
Fondé sur une enquête menée en avril 2024 auprès de 2 010 personnes répondantes au Québec, le rapport examine les liens entre les réactions psychologiques aux changements climatiques, la littératie climatique et les possibilités de mobilisation.
Des repères concrets pour mieux communiquer
Les auteurs proposent plusieurs pistes pour favoriser une communication climatique à la fois rigoureuse, accessible et mobilisatrice.
Ils recommandent notamment de reconnaître les émotions suscitées par les changements climatiques, de présenter des solutions concrètes et réalistes, de valoriser les avancées positives et d’adapter les messages aux préoccupations des différents publics.
Le rapport souligne également l’importance de privilégier des messages nuancés plutôt qu'alarmistes, de renforcer la littératie climatique et de lutter contre la désinformation.
Ces recommandations rejoignent directement les préoccupations de Précrisa en matière de communication des risques, de confiance et de capacité d’agir des communautés.
Une ressource pertinente pour les personnes qui travaillent en santé publique, en recherche, en communication et en préparation aux crises.





